Pourquoi mettre en oeuvre le RM
La législation est de plus en plus contraignante. Elle nécessite d’archiver des documents, des courriers électroniques, etc. Elle oblige également la traçabilité des actions. Les arguments ne manquent pas, mais en parallèle, certaines entreprises se rendent compte que le RM leur permet de mettre en oeuvre une stratégie documentaire au sens large, dont le RM est une brique. Dans cette approche, il est facile de démontrer un retour sur investissement, car cela améliore les flux documentaires dans l’entreprise, fédère l’information et la conservation à valeur probante permet de respecter les obligations d’archivage et de traçabilité.
Risk Management
La disparition de documents vitaux peut avoir des conséquences désastreuses pour l’entreprise. Son existence dépend de la capacité à produire, à tout moment, des pièces demandées par un audit, par la justice ou tout simplement par les clients et fournisseurs. La notion de risk management s’intègre dans tout projet de records management.
Face aux contraintes légales qui imposent aux organisations d’assurer la traçabilité de leur production documentaire, les entreprises doivent en plus gérer un volume d’information très important qui augmente chaque jour. Ce défi doit s’intégrer dans la politique de l’information inscrite dans la stratégie de l’entreprise. Elle doit être articulée autour de plusieurs points primordiaux : partage, diffusion, outils communs et cohérents d’archivage et de gestion des documents.
L’outil doit également être pensé de manière transversale afin de couvrir tous les besoins de l’entreprise. La direction de projet doit travailler avec les différentes fonctions liées à l’information : documentation, archives, logistique, qualité, informatique, administratif, etc. Le RM doit être mis en place dans tous les processus de l’entreprise. Il s’agit d’une prise de décision engageant toute l’entreprise.
Conclusion
Avant de s’engager sur un tel projet, de plus en plus d’entreprises optent pour la création d’un pilote. Ceci permet de valider les processus, d’évaluer la conduite aux changements et de mettre à l’épreuve l’outil choisi. Cette étape permet de prévenir les éventuels problèmes d’ordre humain ou organisationnel qui peuvent mettre en difficulté un projet de RM.
Auteur :
Frédéric Matthey
Directeur Général de Digitech Suisse