
L'article L.110-4 du Code de commerce dispose que « les
obligations nées à l'occasion de leur commerce entre commerçants
ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par 5 ans
si elles ne sont pas soumises à des prescriptions spéciales plus courtes ».
Une action en justice au sujet de ces obligations est donc recevable
pendant les 5 ans suivant la conclusion du commerce. Les pièces
justificatives doivent donc être conservées pendant un minimum de
5 ans afin de pouvoir les produire en cas de litige.
Par ailleurs, l'article 123-22 du Code de commerce dispose que
« les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés
pendant 10 ans ».
Certaines réglementations internationales s'appliquent
également à certaines organisations établies en France.
La loi Sarbanes-Oxley impose ainsi aux entreprises cotées aux
Etats-Unis de conserver certains documents et correspondances, y
compris électroniques, de l'organisation pendant au moins 5 ans.
Les organisations opérant sur des marchés fortement réglementés
peuvent avoir à répondre à des exigences similaires.
L'article 1316-1 du Code civil français impose 2 conditions pour établir la valeur probante d'un document électronique : « L'écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité ».
La signature numérique permet de garantir qu'une personne
donnée a émis ou validé un document, et que ce document n'a pas
été modifié depuis la signature.
L'article 1316-4 du Code civil dispose que « la fiabilité [du
procédé de signature] est présumée, jusqu'à preuve contraire, lorsque
la signature électronique est créée, l'identité du signataire assurée
et l'intégrité de l'acte garantie, dans des conditions fixées par
décret en Conseil d'Etat ». Ces conditions ont été fixées par le
décret 2001-272 du 30 mars 2001.
La signature numérique d'un document permet de vérifier son intégrité. Mais elle n'est pas en soi une garantie de préservation de cette intégrité. Il faut appliquer des politiques de sauvegarde et de restauration permettant de limiter au maximum la perte ou l'altération de données. Il est de plus conseillé d'utiliser des formats de fichiers universels, ou du moins ouverts, pour garantir la pérennité de l'accès aux fichiers archivés.
Les normes sont des éléments utiles lorsque l'on réfléchit à ce que doit être le système d'archivage de l'entreprise.
La norme internationale ISO 15489 définit des règles de qualité applicables à la gestion et à l'archivage des documents. Elle vise à être indépendante du support des documents (électronique ou papier).
Au niveau européen, le MoReq (Model Requirements for the Management of Electronic Documents and Records) vise une approche opérationnelle de la norme ISO 15489.
Au niveau français, la norme NF Z 42-013 est un ensemble de recommandations de mesures visant à assurer l'intégrité des documents, du point de vue technique comme organisationnel.